Des pluies diluviennes font 270 morts au Brésil

A Teresopolis, à une centaine de km, au nord de Rio de Janeiro. Inondations et glissements de terrain provoqués par plusieurs jours de pluies diluviennes ont fait au moins 270 morts dans une zone montagneuse du sud-ouest du Brésil. /Photo prise le 12 janv - -
par Pedro Fonseca et Stuart Grudgings
RIO DE JANEIRO (Reuters) - Inondations et glissements de terrain provoqués par plusieurs jours de pluies diluviennes ont fait au moins 270 morts dans une zone montagneuse du sud-ouest du Brésil, selon un bilan établi mercredi.
Teresopolis, à une centaine de km au nord de Rio de Janeiro, déplore à elle seule 130 décès et une cinquantaine de disparus, a déclaré le maire de la ville. L'équivalent d'un mois de précipitations y est tombé en 24 heures.
Cent sept morts ont par ailleurs été recensés à Nova Friburgo et 20 à Petropolis, deux autres localités de la région, selon les autorités locales.
Treize personnes avaient déjà trouvé la mort mardi dans l'Etat de Sao Paulo.
De nombreuses familles ont été ensevelies dans leur sommeil dans la nuit de mardi à mercredi.
Sur des images de télévision, on peut voir des maisons recouvertes par la boue tandis que des habitants et des équipes de secours tentent désespérément de retrouver d'éventuels survivants.
DILMA ROUSSEFF DÉBLOQUE DES FONDS
Le bilan devrait ainsi s'alourdir au fur et à mesure de la découverte de nouveaux cadavres et de la progression des secouristes vers les zones les plus difficiles d'accès.
"Je pense que le nombre de morts est bien plus élevé que ce qui a été annoncé jusqu'à présent", a dit Carlos Minc, secrétaire à l'Environnement de l'Etat de Rio, cité par la chaîne de télévision Globo, alors qu'il survolait la région.
"De nombreuses personnes sont mortes dans leur sommeil", a-t-il ajouté.
Jorge Mario, le maire de Teresopolis, a évoqué "la pire catastrophe de l'histoire de la ville".
"Les équipes de secours continuent d'arriver dans les zones les plus durement touchées", a-t-il dit.
La présidente du Brésil, Dilma Rousseff, a débloqué par décret la somme de 780 millions de reais (357 millions d'euros) pour la reconstruction des zones affectées. Elle devrait survoler la région jeudi.
Des milliers d'habitants se retrouvent isolés par les eaux et privés d'électricité et de téléphone.
Un cours d'eau au moins est sorti de son lit à Teresopolis, emportant des véhicules et détruisant des habitations, a-t-on pu voir sur des images de télévision.
Sergio Cabral, gouverneur de l'Etat de Rio, a demandé la mise à disposition des moyens aériens de la marine pour acheminer les secours à Teresopolis, dont les accès routiers sont partiellement coupés.
Les Brésiliens les plus pauvres sont particulièrement vulnérables aux glissements de terrain car ils vivent souvent dans des logements précaires installés illégalement à flancs de collines.
Nicole Dupont, Jean-Philippe Lefief et Bertrand Boucey pour le service français













