VIDEO - Mali : images impressionnantes des combats à Gao

Jeudi à Gao, les combats continuaient entre l'armée malienne régulière appuyée par les Français et les islamistes du Mujao. - -
La phase de "sécurisation" du nord-est du Mali, où sont retranchés des islamistes armés liés à Al-Qaïda, paraissait jeudi loin d'être terminée, comme en témoignent l'explosion d'un véhicule près d'un camp militaire français et tchadien à Kidal et des combats à Gao.
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Combats dans le centre de Gao
A Gao, plus grande ville du nord du Mali, à 1.200 km au Nord-Est de Bamako, des combats, entamés dans la nuit de mercredi à jeudi à la périphérie de la ville entre des islamistes armés et des soldats nigériens, se sont poursuivis jeudi en centre-ville avec des soldats maliens, appuyés par l'armée française qui a fait notamment intervenir deux hélicoptères Gazelle, selon une source militaire.
Trois islamistes ont été tués lors des combats avec les Nigériens qui ont eu lieu aux entrées nord et sud de la ville, selon une source militaire malienne qui a parlé "d'une quarantaine d'islamistes" venus de villages proches de Gao.
Dans le centre-ville, les combats ont pris fin dans l'après-midi. Ils ont eu lieu près de la mairie et du palais de justice où se trouvaient retranchés des islamistes en armes, selon une source militaire française qui a précisé qu'un homme portant une ceinture d'explosifs avait été maîtrisé.
"La bataille ne fait que commencer", assure le Mujao
Des "troupes jihadistes" ont brièvement occupé la mairie et la résidence du gouverneur avant d'être délogées par les forces maliennes appuyées par les troupes françaises, a déclaré le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian. Cinq islamistes armés ont été tués dans les combats, selon lui. Le palais de justice a en partie été incendié lors des combats, de même qu'une une station-service.
Le groupe islamiste armé qui a occupé Gao pendant neuf mois en 2012, le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), a affirmé avoir envoyé des combattants dans la ville, pour la "libérer des mécréants". Il n'a pas précisé leur nombre, mais a affirmé que "la bataille" ne faisait "que commencer" pour reconquérir Gao, Kidal et Tombouctou.











