Tuerie dans le Nord: des hommages rendus à plusieurs victimes à Dunkerque

"Aurélien! Aurélien!" Dans les rues de Dunkerque, 200 personnes ont rendu hommage lundi 16 décembre à Aurélien, l'un des deux agents de sécurité tués samedi lors du quintuple meurtre qui a lieu dans la région de Dunkerque entre Loon-Plage et Wormhout.
Le cortège était mené par les Ultras dunkerquois, qui ont illuminé la nuit dunkerquoise avec des fumigènes et brandi une banderole au nom de la victime, qui travaillait régulièrement pour assurer la sécurité du stade.
"Il nous aimait nous les ultras et nous, on l'adorait", a lancé face à la foule un membre du groupe de supporters.
"Beaucoup de zones d'ombre"
Paul D, le suspect de 22 ans des cinq meurtres, est allé à la gendarmerie de Ghyvelde dès samedi pour se rendre. Son avocate a expliqué lundi que le premier meurtre était lié à une rancœur personnelle, la victime étant son ancien patron.
"Le mobile, on ne le connaît pas, pas vraiment (...) Beaucoup de zones d'ombre demeurent", avait indiqué l'avocate à l'AFP.
Les meurtres des deux agents de sécurité, dont Aurélien, pourraient être quant à eux également motivés par une vengeance professionnelle, car ils travaillaient pour l'entreprise où le suspect avait également travaillé.
À Ghyvelde, où habitait le suspect, ses voisins n'en reviennent pas. "J'ai pas compris, je suis choqué. (...) On ne s'y attend pas", raconte Myriam à RMC. "Quand on a vu les gendarmes débarquer, on s'est demandé ce qu'il y avait parce qu'il se passe pas grand-chose ici. C'est choquant", explique de son côté Johan.
Fin de garde à vue ce mardi
Concernant les deux dernières victimes, Mustafa et Ahmid, des personnes migrantes prises pour cibles à proximité d'un campement, les motivations du meurtrier restent inconnues. Un rassemblement en leur hommage a été organisé lundi soir par l'association d'aide aux migrants Utopia 56.
"Il n'y a pas eu d'altercations, il n'y a pas eu d'insultes, de quelqu'un qui dérange... Donc on se dit: c'est simplement l'endroit où ils se trouvaient, leur couleur de peau qui fait qu'on leur a tiré dessus", déplore Claire Millot, vice-présidente de l'association Salam, qui vient aussi en aide aux exilés.
La garde à vue du suspect doit s'achever aujourd'hui en vue de sa présentation à un juge d'instruction. La procureure de Dunkerque doit tenir une conférence de presse ce mardi à 17 heures pour faire le point sur l'enquête.













