Nord: à Féchain, un rocher classé monument historique bloque les projets de travaux

Le caillou de la discorde. Le maire de Féchain, petite ville de 1700 habitants au nord de Cambrai (Nord), ne supporte plus le monument historique de la ville, un rocher placé au niveau de l'église Saint-Vaast. Cette petite fierté locale, un mégalithe datant de la période néolithique utilisé pour le polissage des outils à cette époque empêche de réaliser de nombreux travaux dans la zone.
Protégé par des panneaux de verre, le rocher haut d'un peu plus d'un mètre n'est pourtant pas particulièrement imposant. Mais le gros caillou est classé monument historique, un statut qui impose des règles strictes en matière d'urbanisme. Il est impossible de réaliser certains travaux dans les 500 mètres l'entourant sans l'autorisation des Bâtiments de France.
"On se heurte à un mur"
Or Alain Wallart, maire DVG de Féchain, a de grands projets dans ce secteur. Il souhaite notamment démolir certains bâtiments pour "construire un restaurant scolaire décalé par rapport au trottoir afin d'aménager un dépose minute pour les élèves", explique-il à BFM Grand Lille.
Si la démolition a en premier lieu été refusée, la mairie est maintenant autorisée à entreprendre ces travaux mais doit respecter certaines contraintes. Le nouveau bâtiment doit en particulier être de la même taille que l'ancien. Des blocages administratifs que dénonce le maire.
"C'est un manque de dialogue, c'est un manque de souplesse. On a l'impression qu'on se heurte à un mur, que ce n'est pas la peine de discuter quelque part", regrette Alain Wallart au micro de BFM Lille.
Une rencontre avec le préfet
Le maire n'est pas le seul à se plaindre de cette situation. Raoul, un habitant de Féchain n'a pas pu réaliser les travaux qu'il souhaitait chez lui.
"Je voulais raser la grange pour donner du volume dans la cour. Et par l'intermédiaire d'un architecte, j'ai eu le refus des Bâtiments de France. On est obligé d'accepter", explique-t-il.
Alain Wallart ne compte quant à lui pas accepter cette situation mais plutôt poursuivre son combat. Il doit rencontrer lundi le préfet du Nord dans l'espoir d'aboutir à un accord.













