"Le compte n'y est pas": sur le Mercosur, Emmanuel Macron affiche sa fermeté face aux dirigeants de l'UE

Lors de ses échanges ce lundi soir à Berlin, Emmanuel Macron est revenu sur le dossier du Mercosur. "Le président de la République a été très clair avec la Présidente de la Commission et le Président du Conseil européen sur le fait que le compte n’y était pas à ce stade pour protéger les agriculteurs français", a indiqué l'entourage d'Emmanuel Macron à BFMTV.
Le président est ainsi en ligne avec le gouvernement qui a demandé ce dimanche 14 décembre à l'Union européenne le report des "échéances" prévues cette semaine pour la signature de l'accord commercial avec des pays du Mercosur, estimant que les conditions ne sont "pas réunies pour un quelconque vote" des États européens. "La France demande que les échéances de décembre soient repoussées pour continuer le travail et obtenir les mesures de protection légitimes de notre agriculture européenne", a expliqué Matignon.
L'Italie rejoindrait la France
La France exige que l'accord soit accompagné des clauses de sauvegarde afin de protéger "les filières de production agricole de toute perturbation de marché", mais aussi des "mesures-miroir notamment sur les pesticides et l'alimentation animale, afin que les produits importés entrant sur le marché intérieur respectent impérativement les normes environnementales".
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, veut parapher ce traité de libre-échange avec l'Argentine, le Brésil, l'Uruguay et le Paraguay samedi lors du sommet du Mercosur dans la ville brésilienne de Foz do Iguaçu. La Commission doit au préalable obtenir le feu vert des États membres de l'UE dans la semaine, entre mardi et vendredi.
L'Italie a rejoint la position de la France ont rapporté lundi à Reuters deux sources diplomatiques. Ce lundi, la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin avait affirmé que la France n'était pas la seule à vouloir le report du vote.
Des pays comme la Pologne, la Hongrie, l'Autriche et l'Irlande ont approuvé la position française. "Tout report est un très bon signe", a déclaré le ministre polonais de l'Agriculture, Stefan Krajewski. L'opposition d'au moins quatre États membres représentant au moins 35% de la population de l'UE est nécessaire pour bloquer l'accord.











