Bruno Le Maire: "le maître-mot de 2021, ça doit être l'investissement"

Fin du live
Ce live est désormais terminé. Merci à tous de l'avoir suivi.
"Il ne s'agit pas de zombifier l'économie française" affirme Le Maire
A grands coups d'aides, les entreprises françaises ont été sauvées d'une faillite annoncée au risque de maintenir en vie des entreprises "zombies", coquilles vides incapables de se relancer.
"Il y a des entreprises qui vont effectivement se retrouver en situation de défaillance" souligne Bruno Le Maire. "Il y en a, chaque année, 50.000 et il ne s'agit pas de zombifier l'économie française en maintenant des entreprises qui n'ont pas de perspectives devant elles."
"Et puis il y a d'entreprises qui vont être dans l'entre-deux. On réfléchit déjà à ce que pourraient être les solutions pour ces entreprises qui sont dans l'entre-deux, qui ne doivent pas basculer dans la faillite mais qui ne pourraient pas avoir accès aux prêts participatifs."
Bruno Le Maire: "le maître-mot de 2021, ça doit être l'investissement"
"Le maître-mot de 2020, cela a été la protection. Le maître-mot de 2021, ça doit être l'investissement" a expliqué Bruno Le Maire. "Que les entreprises réinvestissent, créent de la richesse et nous permettre de créer des emplois."
"On a chaque fois été surpris positivement" rappelle le ministre. "On nous avait dit 11% de récession, finalement on fait 8%. On nous avait dit 900.000 emplois supprimés, il y en au 320.000."
"Donc on a réussi la protection, maintenant il faut réussir la relance. C'est pour cela qu'on s'y prend tout de suite, très vite et très fort" souligne-t-il.
Geoffroy Roux de Bézieux favorable au carnet vaccinal
Sur le plateau de BFM Business, le président du Medef est revenu sur le fameux passeport vaccinal, déjà controversé. "Moi, j'ai dit carnet vaccinal" explique Geoffroy Roux de Bézieux.
"Aujourd'hui, quand vous mettez une enfant à la crèche, il faut le carnet de vaccination. Et ce n'est pas une privation de la liberté. Il ne s'agit pas d'avoir un carnet vaccinal pour prendre un café en bas de chez soi. Il s'agit de dire : à partir du moment où va à l'étranger, où on va dans des salons professionnels, dans des choses qui réclament un peu de contrôle… oui, le carnet vaccinal est une bonne chose."
"La crise nous permet de franchir des étapes" assure Le Maire
Le ministre de l'Economie a insisté sur le poids de la relance européenne. "Arrêtons de dire que la France et l'Europe ont dix ans de retard sur la Chine ou sur les Etats-Unis. C'est totalement faux !" martèle Bruno Le Maire. "Je m'inscris complétement en faux là-dessus. Dans beaucoup, de secteurs (…) on rattrape notre retard."
"Choisissons nos secteurs" poursuit-il. "On l'a fait à partir des demandes des entrepreneurs, à partir des études de marché. Il y a des secteurs dans lesquels soudainement, massivement, on décide d'investir. Prenez juste l'hydrogène, s'il n'y avait pas eu la crise, je pense qu'on n'aurait jamais mis 7 milliards d'euros sur la table pour développer la production d'hydrogène propre."
Et de trancher : "la crise nous permet de franchir des étapes qu'on aurait franchies beaucoup plus lentement."
Le Maire : "EDF est une entreprise énergétique unie et doit le rester"
Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a réitéré sa volonté de réformer EDF tout en se disant prêt à dire "non" à la Commission européenne qui souhaite diviser l'entreprise en trois entités totalement indépendantes.
"EDF est une entreprise énergétique unie, elle doit le rester. Il y a des métiers différents chez EDF (…) mais d’une seule et même entreprise et c’est ce que nous voulons expliquer demain aux organisations syndicales", a-t-il indiqué.
Et le locataire de Bercy d’assurer que "si au bout du compte, la Commission européenne nous dit ‘Il faut diviser EDF en trois entités totalement indépendantes et autonomes (…)’, la réponse sera non". Le ministre de l’Economie a en effet dit croire "à l a nécessité de transformer EDF" sans "qu’on morcèle cette grande entreprise".
A LIRE : Bruno Le Maire veut réformer EDF mais dit "non" au démantèlement réclamé par l'UE
Usine Bosch de Rodez : "au moins, on a la certitude que le site ne fermera pas" assure Le Maire
Le ministre de l'Economie est revenu sur le sort de l'usine Bosch de Rodez qui devait fermer ses portes. Finalement, elle maintiendra 500 emplois sur les 1250 actuels.
"Elle va rester ouverte. Nous avons sauvé cette usine après des mois de discussions avec la direction de Bosch" rappelle Bruno Le Maire.
"Au moins, on a la certitude que le site ne fermera pas" poursuit-il. "On a cette base de 500 emplois. Il faut qu'il n'y ait aucun départ contraint chez Bosch à Rodez, il faut qu'il y ait de la revitalisation industrielle (…) et puis il faut qu'on regarde s'il peut y avoir de nouvelles activités industrielles, par exemple dans l'hydrogène."
Quelle capacité de rebond pour l’économie française en 2021?
Le gouvernement table sur un rebond de l'activité de 6% en 2021. Pour y parvenir, il mise sur une forte reprise de la consommation et de l'investissement une fois les restrictions sanitaires levées. Sans oublier bien entendu le déploiement du plan de relance.
A LIRE : Quelle capacité de rebond pour l’économie française en 2021?
Air France : des "négociations longues et difficiles" reconnaît Bruno Le Maire
L'Etat français poursuit ses négociations avec Bruxelles sur les aides octoyées à Air France. "Nous sommes encore en négociation. Des négociations longues et difficiles" explique Bruno Le Maire sur BFM Business.
Quand peut-on espérer un accord ? "Lorsqu'on aura trouvé le bon équilibre" tranche le ministre.
"On ne va pas accepter des conditions qui fragiliseraient une entreprise que nous voulons soutenir. Ce serait absurde" affirme Bruno Le Maire.
La prise en charge des coûts fixes des entreprises fermées effective à partir du 31 mars, annonce Bruno Le Maire
Invité exceptionnel de l'émission "'Quoi qu'il en coûte' et après?" sur BFM Business, le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a annoncé que l'Etat prendra en charge à compter du 31 mars 70% ou 90% des coûts fixes des entreprises fermées en raison de l'épidémie de Covid-19, et de celles des secteurs qui leurs sont liés.
"Ce dispositif sera disponible au 31 mars comme je m'y étais engagé. Il sera rétroactif, c'est-à-dire qu'on pourra comptabiliser les charges fixes à partir du 1er janvier", a précisé le locataire de Bercy sur notre antenne.
A LIRE : La prise en charge des coûts fixes des entreprises fermées effective à partir du 31 mars
Bruno Le Maire: "le bateau a résisté et il a tenu"
Invité sur BFM Business, le ministre de l'Economie se veut désormais rassurant sur la santé économique du pays.
"On est beaucoup moins dans l'inconnu" explique-t-il assurant que "le bateau a résisté et il a tenu" face à "la tempête".
Il souligne d'ailleurs que "la reprise économique dans la zone euro sera forte" en 2021, "dès que les contraintes sanitaires seront levées."
Jean-Claude Maillard (Figeac Aero) met en garde sur le remboursement du PGE
Le patron de Figeac Aero explique les difficultés du secteur de l'aérien. "Le prêt garanti par l'Etat (PGE) doit être remboursé sur quatre ans avec deux ans de grâce" rappelle-t-il. "Autrement dit, on a six ans pour rembourser le PGE. Et je prévois que la crise aéronautique dure au moins cinq ans. Ce qui veut dire qu'il faudra rembourser le PGE pendant la crise."
"Les conditions de remboursement du PGE ne sont pas adaptées à la durée aéronautique. Il faudrait rembourser sur un épisode beaucoup plus long" insiste-t-il.
Emmanuel Lechypre: "4 Français sur 10 qui ont perdu du pouvoir d'achat"
Sur le plateau, Emmanuel Lechypre est revenu sur les conséquences de la crise économique sur les Français. "La pauvreté a augmenté, avec un million de pauvres en plus" souligne-t-il.
Comment les chefs d'entreprises ont-ils affronté la crise ?
Justine Vassogne est allée rencontrer des chefs d'entreprise pour comprendre la manière dont ils ont affronté la crise sanitaire.
170 milliards d'euros : retour sur toutes les aides mises en place face à la crise
En mars 2020, Emmanuel Macron promettait de soutenir les entreprises et salariés fragilisés par les conséquences de la crise sanitaire, invoquant le "quoi qu'il en coûte". Un an après, retour sur les dispositifs de soutien financiers mis en place par l'exécutif et qui ont coûté 170 milliards d'euros.
Un an après le début de la crise, où en est le marché immobilier ?
Depuis un an, la France passe de confinement en reconfinement, de couvre-feu en régime de semi-liberté. Après quelques mois de tâtonnement, les professionnels de l'immobilier se sont adaptés. Mais certains secteurs s'en sortent mieux que d'autres.
A LIRE : Un an après le début de la crise, où en est le marché immobilier ?
Un an après le début de la crise, la Bourse de Paris a quasiment résorbé ses pertes
Victime d'une chute aussi violente que brève (pratiquement -40% en trois semaines seulement) à la fin de l'hiver dernier, le CAC 40 a commencé à se redresser dès la mi-mars. L'élan supplémentaire donné en novembre par l'annonce des premiers résultats positifs sur les vaccins (et une passation de pouvoir relativement ordonnée aux Etats-Unis) a depuis continué à soutenir les actions, alors que les campagnes de vaccination laissent envisager un rebond de l'économie mondiale plus vigoureux qu'escompté.
A LIRE : Un an après le début de la crise, la Bourse de Paris a quasiment résorbé ses pertes
Le programme de l'émission
Un an s'est écoulé depuis l'appel à la mobilisation lancé par Emmanuel Macron pour lutter par tous les moyens contre la plus grave sanitaire depuis un siècle.
Quel bilan tirer des plans de soutiens et de relancer de notre économie ? Comment les entreprises se sont-elles mobilisées ? Comment faut-il préparer la sortie de crise ?
Autour du ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance, seront réunis des acteurs de premier plan du monde économique autour des thématiques : les vrais chiffres du "quoi qu'il en coûte" ; plan de relance, c'est mieux ailleurs ? La feuille de route de 2021 ; Comment sortir du "quoi qu'il en coûte ?"
- Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef
- Pierre-André de Chalendar, PDG de Saint-Gobain
- Jacques Aschenbroich, PDG de Valeo
- Patricia Larzillière, directrice générale adjointe de Servair, présidente de l'Association des métiers de l'aéroportuaire
- Philippe Brassac, président de la Fédération bancaire française et directeur général du Crédit Agricole











