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L'Élysée renonce à augmenter son budget en 2025

BFM Business P.L. avec AFP
Le palais de l'Élysée, résidence présidentielle, le 16 février 2024.

Le palais de l'Élysée, résidence présidentielle, le 16 février 2024. - LUDOVIC MARIN / POOL / AFP

La présidence de la République dit vouloir donner "l'exemple". En conséquence, elle ne demandera pas d'augmentation de sa dotation pour 2025.

L'Élysée ne demandera pas une hausse de sa dotation pour 2025, a fait savoir ce mardi la présidence après la polémique suscitée par l'augmentation de son budget de 2,5% prévue dans le projet de loi de finances.

Alors que "le gouvernement a annoncé de nombreuses économies", "le chef de l'Etat souhaite que la présidence de la République donne l'exemple", a ajouté l'Élysée dans un communiqué.

3 millions d'euros d'économies

Les crédits de la présidence devaient passer de 122,6 millions d'euros à 125,7 millions, soit une augmentation supérieure à la hausse globale des prix prévue en 2025 par le projet de budget (1,8% d'inflation moyenne). L'économie proposée par la présidence sera donc d'environ trois millions d'euros pour le budget de l'Etat.

L'augmentation de la dotation de la présidence avait suscité de nombreux questionnements ces derniers jours, dans un contexte de dégradation profonde de la situation budgétaire de la France, et alors que des efforts seront demandés par le gouvernement à nombre de secteurs d'activité et administrations.

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"Je comprends que ça questionne et que le débat existe là-dessus", avait noté le ministre des Comptes publics Laurent Saint-Martin sur TF1 samedi. "Maintenant les Français ont aussi besoin d'institutions solides, ont aussi besoin de représentants qui puissent bien faire leur travail. Si le Parlement décide autrement, il est souverain", avait-il ajouté.

Après un exercice excédentaire en 2022, l'Elysée avait dépassé en 2023 sa dotation de 8,3 millions d'euros, avec 125,5 millions de charges, ce qui avait rendu nécessaire un prélèvement de trésorerie. La Cour des comptes avait notamment appelé la présidence à entreprendre "des efforts significatifs dès 2024 afin de rétablir et pérenniser (son) équilibre financier".