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Loi Alimentation: "le compte n'y est pas", selon le ministre de l'Agriculture

BFM Business Frédéric Bergé
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Didier Guillaume n'est pas satisfait de l'application de la loi Alimentation qui ne profite pas assez aux agriculteurs. "Le compte n'y est pas" a affirmé le ministre, invité de BFMTV RMC, qui assistera à une réunion à Bercy mercredi prochain réunissant à ce sujet les distributeurs, les agriculteurs et les industriels de l'agroalimentaire.

La loi Alimentation, appliquée dans la grande distribution depuis le 1er février 2019, ne remplit pas assez ses objectifs, selon Didier Guillaume. "L'objectif de cette loi qui a été voulue par l'ensemble des représentants du monde agricole, de la distribution et des industriels de l'agroalimentaire était de mieux répartir la valeur et que cela revienne dans les cours de fermes. Ce que je constate, au bout de trois mois d'application, c'est que cela ne va pas assez loin. Le compte n'y est pas" a expliqué le ministre de l'Agriculture sur l'antenne de BFMTV.

"Mercredi prochain après-midi à Bercy, nous réunirons le comité de suivi des négociations commerciales auquel participent les représentants des agriculteurs, de la grande distribution et des industriels de l'agroalimentaire. Nous leur expliquerons que le compte n'y est pas pour les agriculteurs et qu'il n'est plus possible qu'ils soient étranglés parce qu'ils ne gagnent pas leur vie" a expliqué Didier Guillaume.

"je suis contre la baisse de la TVA sur certains produits"

"Je ne montre pas du doigt la grande distribution. Ce n'est pas en une année que les choses peuvent se faire. L'augmentation des prix au profit de l'agriculture va se faire au bout d'un an voire de deux ans" a ajouté le ministre pour nuancer son propos.

Enfin, Didier Guillaume s'est affiché contre l'hypothèse d'une baisse de la TVA sur certains produits, évoquée pour redonner du pouvoir d'achat aux Français. "Je ne suis pas favorable à la baisse de la TVA sur les produits de première nécessité comme sur le bio, car je ne suis pas sûr que cela revienne dans les poches du consommateur ou de l'agriculteur" a-t-il expliqué.