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Inflation: les prix qui baissent et ceux qui continuent à grimper

BFM Business Pierre Kupferman , Rédacteur en chef BFM Éco
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Le net recul de l'inflation en septembre s'explique par des baisses de prix de plus en plus nombreuses et sensibles, que ce soit au rayon alimentation, dans les stations-service ou chez les opérateurs de téléphonie mobile.

C’est la bonne nouvelle du jour. L’Insee vient de réviser sa première estimation de l’inflation en septembre. Après avoir agrégé la totalité des dizaines de milliers de relevés de prix à sa disposition, le verdict est tombé ce mardi: les prix ont baissé d’un mois sur l’autre. Un recul de 1,2%, inédit depuis un quart de siècle. Et sur un an, la hausse des prix se limite à 1,1%, ce qui correspond au niveau de l’inflation observée au début de l’année 2021.

Dans la liste détaillée de l’évolution des prix des biens et services que publie l’Insee, tous les quinze du mois, on peut même constater des baisses de prix importantes par rapport à leurs niveaux de septembre 2023, ayant un impact sur le budget quotidien des consommateurs.

Pâtes, volaille, plats cuisinés et surgelés figurent parmi les produits alimentaires dont le prix a le plus baissé

Au rayon surgelés, par exemple, les prix continuent de baisser de façon sensible, (-15,4% sur un an pour les fruits, -3,6% pour le poisson, -2,6% pour les crèmes glacées et les sorbets). C’est également le cas pour des produits de base comme les huiles (-9,3%, hors cas spécifique de l’huile d’olive), pour la margarine (-3,6%), les pâtes (-3%) ou la volaille (-2,3%).

Même ceux qui n’aiment pas se mettre aux fourneaux peuvent profiter de baisse de prix puisque, par exemple, les plats cuisinés sont significativement plus abordables qu’il y a un an (-3,3%).

Inflation: quels sont les produits dont les prix baissent?
Inflation: quels sont les produits dont les prix baissent?
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Budget en nette baisse pour automobilistes et les Français qui se chauffent au bois

Ce recul de l’inflation, insiste l’Insee, s’explique aussi par la baisse des prix des carburants. De fait, le prix moyen du gazole a reculé en un an de 16,3% et pour les automobilistes qui ne roulent pas au diesel, l’essence sans plomb a vu son prix baisser de 12%. De quoi compenser pour ceux qui se déplacent en voiture la hausse sur un an des tarifs de l’électricité (+9,4%) et du gaz (+8%).

Mais les plus chanceux sont ceux qui se chauffent au bois, puisque l’Insee relève une baisse de près de 10% du prix moyen du combustible (granulés, pellets ou bûches) pour poêles, chaudières et et inserts.

Les assureurs ont, eux, revu leurs tarifs nettement à la hausse

En revanche, l’Insee confirme que les assureurs ont revu tous leurs tarifs nettement à la hausse par rapport à septembre dernier, notamment du fait de la multiplication des dommages générés par le dérèglement climatique (tempêtes, inondations…). Les hausses de prix sont en moyenne supérieures à 8%, aussi bien pour assurer sa voiture (+8,7%) que son logement (8,3%).

Mais la facture s’alourdit aussi du côté des complémentaires santé (+8,3%) qui voient s’accroître le poids des remboursements qu’elle assument. Et les mêmes causes produisant les mêmes effets, il faut s’attendre à de nouvelles fortes augmentations dans les prochains mois, du côté des mutuelles, puisqu’elles vont devoir prendre à leur charge une part plus importante des remboursements des consultations médicales.