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Kiné accusé de viols dans les Alpes-Maritimes: les parents des victimes témoignent de leur détresse

BFM Côte d’Azur Claudia Olivier avec Amaury Tremblay
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Le verdict dans le procès du kinésithérapeute, accusé de viols et d'agression sexuelle dans un foyer pour adultes handicapés à Vence, doit être rendu dans les prochaines heures.

Après trois jours de débats, le procès du kinésithérapeute accusé de viols et d'agression sexuelle dans un foyer pour adultes handicapés à Vence, va prendre fin. Les plaignantes et leurs parents se sont exprimés à la barre jeudi soir, a constaté sur place une journaliste de BFM Nice Côte d'Azur.

La justice sera-t-elle "à la hauteur"?

Avec beaucoup de difficultés, les victimes, qui souffrent toutes d'un handicap physique et mental, ont tenté d’expliquer avec leurs mots et des gestes, les actes qu’elles disent avoir subis.

Quant aux parents, c’est avec beaucoup d’émotions qu’ils ont expliqués la descente aux enfers de leurs filles et la culpabilité qu’ils ressentent de ne pas avoir pu protéger leur enfant.

"J’ai failli, je n’ai pas pu la défendre, je culpabilise toujours", raconte l’un des pères présents à l’audience.

Les parents ont dénoncé également l’incompétence de certains professionnels soignants qui, à l’époque, n’ont pas pris au sérieux les propos de ces jeunes filles. "Je pense que les institutions n’ont pas été à la hauteur. Est-ce que la justice le sera?", a demandé le père d’une plaignante.

Jusqu'à 20 ans de prison

La dernière journée d’audience, ce vendredi, a débuté par l’audition de l’accusé qui a, à nouveau, clamé son innocence. "Je n'ai pas violé ni agressé sexuellement ces jeunes filles", a-t-il répété.

"Je ne suis pas un prédateur. Quand j'ai accepté ce poste, je n'ai pas cherché à trouver des personnes vulnérables", a poursuivi l'accusé en affirmant n'avoir "touché sexuellement personne".

Son audition a été suivie par les plaidoiries des avocats des parties civiles puis le ministère public livrera ses réquisitions. Ce sera ensuite au tour de l'avocat de l’accusé d’énoncer sa plaidoirie, puis le trentenaire pourra s’exprimer une dernière fois avant que la cour ne se retire pour délibérer.

Le verdict est attendu tard dans la soirée voire samedi matin. L’accusé encourt une peine de 20 ans de réclusion criminelle.