Alpes du Sud: sur la plus haute route d'Europe, le déneigement du col de la Bonette a débuté

Après huit mois d'hibernation, la route réapparaît peu à peu. Depuis fin mars, les travaux de déneigement du col de la Bonette ont commencé. Cette route sinueuse de 25 kilomètres relie les Alpes-de-Haute-Provence aux Alpes-Maritimes et s'avère être la plus haute de France, le sommet du col s'élevant à 2800 mètres d'altitude. Elle figure aussi au classement des routes asphaltées les plus haute d'Europe.
Mais chaque hiver, cette portion offrant pourtant un paysage grandiose, doit fermer en raison de la quantité de neige qui la recouvre. Ce qui entraîne forcément de nombreux travaux pour que sa réouverture soit possible.
Thomas Rapuc, chef d'équipe au centre de Saint-Étienne-de-Tinée, explique à BFM DICI que les équipes ont commencé le 28 mars et vont mettre "à peu près trois-quatre semaines pour tout déneiger".
"Je suis en train de déneiger le col de la Bonette à l'aide d'une fraise à pneu. La fraise passe devant en premier et on a deux chargeurs qui suivent derrière pour élargir la largeur totale de la route", explique Thomas Rapuc, chef d'équipe au centre de Saint-Étienne-de-Tinée à BFM DICI.
Un impact économique
Car si le mercure ne cesse de grimper dans le reste de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, la situation est bien différente en altitude. Les températures restent basses en avril et l'hiver se prolonge souvent bien au-delà du 20 mars.
"L'hiver ici dure plus longtemps. Quand on est en bas, on croit que c'est déjà le printemps, ça fleurit de partout mais ce n'est pas le cas. La difficulté quotidienne c'est qu'il peut reneiger à tout moment donc il faut qu'on commence le travail", affirme Jean, conducteur de machine de déneigement à la Métropole de Nice.
Les communes des alentours ont d'ailleurs hâte que les travaux de déneigement se terminent. Étant un trait d'union entre deux départements, la route du col de la Bonnette est un enjeu économique pour certaines communes, comme pour le village de Saint-Étienne-de-Tinée (Alpes-Maritimes) mais aussi celui Jausiers (Alpes-de-Haute-Provence).
"Très vite on s'aperçoit qu'il y a un impact économique. C'est-à-dire qu'il y a du passage, il y a de la fréquentation. L'année dernière, on a même installé un compteur. On était à 130.000 ou 140.000 passages dans l'été", explique le maire Jacques Fourtoul à BFM DICI.
Il va néanmoins falloir encore prendre son mal en patience avant de pouvoir ré-emprunter cette route. Aucune date de réouverture n'a été fixée pour le moment.













