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Alpes du Sud: les hôtels misent sur les réservations de dernières minutes face à une timide fréquentation

BFM DICI Laurie Charrié avec Emma Forton
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Depuis le mois de mai, la fréquentation touristique est mitigée dans les Alpes du Sud et de Haute-Provence. Les hôteliers comptent s'appuyer sur les réservations de dernières minutes, qui se sont multipliées depuis la pandémie.

Le début des vacances scolaires est officiellement lancé. Dans les Alpes du Sud, au plan d'eau de Sisteron, les locaux profitent du beau temps. Lana et Isis viennent de passer leur bac et attendent les résultats. "On décompresse", assurent-elles. Ces deux jeunes sisteronaises ne quitteront pas la ville avant d'avoir eu leurs résultats.

Plus loin, un groupe de garçons, venus de Bordeaux, de Gironde ou de Haute-Savoie, s'active autour des différentes infrastructures sportives proposés. "On vient de jouer au volley, on va au plan d'eau et on joue sur le petit stade. On profite des vacances entre copains !" s'exclame Jordy. "Et puis on pêche aussi", ajoute Timothée. "Sans oublier la rando dans les montagnes", poursuit son ami Enzo.

Moins de touristes cet été?

Dans les Alpes-de-Haute-Provence, la fréquentation touristique en ce début de saison était à la hausse grâce à des événements phares comme le passage de la flamme olympique. Selon l'Agence de développement 04, le département a totalisé entre le début du mois de mai et la mi-juin 1,7 millions de nuitées, soit une augmentation de 11% par rapport à 2023.

Quant aux Hautes-Alpes, les touristes devraient être moins nombreux que prévu. Il y a deux mois, l'Agence départementale de développement économique et touristique 05 avait estimé une hausse de la fréquentation de 5,8%. Mais avec un mois de juin en recul et une météo très changeante, la tendance s'est inversée. Aujourd'hui, une baisse de 0,4 points de fréquentation est estimée sur la globalité de la saison de mai à septembre.

"Plus des longs séjours, mais de la réservation de dernière minute"

Ainsi, en ce début du mois de juillet, les hôtels ne sont pas complets. En cause, selon les hôteliers, à la fois une météo capricieuse et un climat politique actuel compliqué qui ont certainement mis un frein aux réservations. Beaucoup semblent miser sur les réservations de dernières minutes. Une tendance nettement plus forte depuis la pandémie de Covid.

Sophie Vincendeau, à la tête de deux établissements à Sisteron, "Le Patio de Sophie" en centre-ville et "Le Cottage de Sophie", confirme ces difficultés en ce début de saison. "Au mois de mai et de juin on a bien fonctionné grâce à ceux qui en avaient marre d'avoir la pluie, ceux de Grenoble, Haute-Savoie etc... Là on subit un gros ralentissement depuis les élections, ça a un impact sur l'hôtellerie et la restauration."

Pour autant, la gérante ne perd pas espoir pour le reste de la saison. "Je reste optimiste parce qu'il y a de bonnes réservations mais ce n'est plus des longs séjours, donc on va être beaucoup dans la réservation de dernière minute et heureusement qu'il y a les étrangers parce que les français ne bougent pas beaucoup", détaille-t-elle.

Tout n'est pas encore perdu puisque le mois d'août attire particulièrement les touristes avec un taux de remplissage estimé à 60%. Le département compte aussi beaucoup miser sur les réservations de dernières minutes.