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Le patron de Volkswagen défend la cohabitation entre thermique et électrique après 2035

BFM Business Julien Bonnet , Journaliste BFM Auto
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Pour le patron de Volkswagen, Oliver Blume, "il faut réfléchir à ce qu'il va se passer pour les voitures thermiques", évoquant la piste des carburants de synthèse pour réduire les émissions de CO2.

Alors que plusieurs pays, dont l’Allemagne, mènent une fronde contre la fin du moteur thermique en 2035, Volkswagen a annoncé ce mardi des investissements colossaux dans la voiture électrique et connectée. Malgré cette enveloppe relevée à 122 milliards d'euros sur les cinq prochaines années, le premier groupe automobile européen s'aligne avec un discours qui rencontre un certain écho outre-Rhin: en clair, oui à l'électrique, mais oui aussi aux carburants de synthèse pour faciliter cette transition.

"Le développement de l'électrique et des carburants de synthèse ne sont pas contradictoires, cela se voit dans nos chiffres et dans ceux de Porsche", a souligné le patron de Volkswagen Oliver Blume lors de la présentation de ce nouveau plan d'investissement.

Les voitures thermiques "vont rouler pendant des décennies encore"

Pour lui, ces carburants en cours de développement restent une piste intéressante pour décarboner le parc roulant existant, en Europe et dans le monde entier:

"Notre engagement est clair, nous voulons développer au maximum la mobilité électrique, c'est la mobilité du futur. Mais si vous regardez la production automobile dans son ensemble, (...) il faut réfléchir à ce qu'il va se passer pour les voitures thermiques: il y a plus de 1,4 milliard de ces voitures qui roulent aujourd'hui et ce chiffre va continuer d'augmenter. Ces voitures vont rouler pendant des décennies encore", rappelle Oliver Blume.

Dans ce contexte, "les carburants synthétiques offrent une alternative adaptée pour réduire les émissions de CO2 de manière rapide", a affirmé Oliver Blume.

En 2022, Volkswagen a vendu 4,56 millions de véhicules à travers le monde, un chiffre en baisse de 6,8% par rapport à 2021 et à son niveau le plus faible depuis 11 ans. Et si ses livraisons de véhicules électriques ont progressé de 23,6%, ils ne représentent que 7% de ses ventes mondiales.