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"Ils font leur vie pendant qu'on travaille": une école primaire de l'Indre a adopté deux chatons

BFM Jeanne Bulant , Journaliste BFMTV
Les deux chatons en train de se promener dans les salles de classe de l'école d'Eguzon-Chantôme.

Les deux chatons en train de se promener dans les salles de classe de l'école d'Eguzon-Chantôme. - BFMTV

Depuis début novembre, une école élémentaire et rurale de l'Indre a adopté deux chatons, baptisés Astérix et Obélix. Une expérience unique qui responsabilise les élèves, et créé un climat chaleureux au sein de l'établissement dans une période compliquée en raison de la pandémie.

Quand ils ne sont pas alanguis sur les pupitres des élèves, c'est souvent qu'ils sont nichés dans leurs cartables, leurs casiers ou bien en train de se faufiler entre leurs pieds. Depuis le début du mois de novembre, l'école élémentaire d'Éguzon-Chantôme (Indre) a adopté deux chatons roux grâce à l'association de défense animale Peluche 36, pour le plus grand plaisir des élèves, comme le rapportait dimanche France Bleu.

"C'est un vrai plus", souligne Sophie Grenon, la directrice de l'établissement contactée par BFMTV.com. "À leur arrivée, les élèves étaient tout excités. On a d'abord procédé à un vote afin de savoir comment on allait les appeler. La seule consigne était de choisir des noms qui vont ensemble. Au final, les enfants ont opté pour Astérix et Obélix".

Responsabiliser les enfants

"Heureusement, l'excitation des débuts est retombée", sourit de son côté Lydie Delaveau, institutrice en classe de CM2. "Maintenant, tout le monde s'est habitué, les chats vont de classe en classe tout au long de la journée, c'est devenu le petit moment de bonheur des élèves. Ils vadrouillent et font leur vie pendant qu'on travaille. Parfois, ils se posent sur les genoux des élèves ou sur un bureau, notamment pendant la lecture". Astérix et Obélix disposent d'une litière, d'un plaid et de coussins pour se nicher dans un coin de chaque classe, selon leurs envies.

Un chaton dans le casier d'une élève de l'école d'Eguzon-Chantôme (Indre) .
Un chaton dans le casier d'une élève de l'école d'Eguzon-Chantôme (Indre) . © BFMTV

L'idée d'adopter ces petits félins roux "a été progressive", raconte la directrice. "Tout est parti d'un petit potager que nous avions mis en place il y a 6-7 ans, qui a précédé l'installation d'un poulailler au sein de l'école il y a 5 ans. Les deux opérations se sont révélées très bénéfiques pour les enfants donc nous avons poursuivi avec l'adoption d'un lapin, et donc désormais de deux chatons".

Au sein de l'école, la directrice et les enseignants sont convaincus des bienfaits de leur arrivée. "Tout d'abord, ça responsabilise les enfants, notamment parce qu'on a mis en place un planning de rotation", pointe la directrice. "Chaque classe doit s'occuper des chats, des poules et du lapin à tour de rôle, et l'enseignant choisit donc des binômes pour aller les nourrir et voir si tout se passe bien. Mais surtout, ils savent que s'ils veulent voir et profiter des chatons, ils doivent être sages", insiste la cheffe d'établissement.

Un chaton dans le sac d'une élève de l'école d'Eguzon-Chantôme (Indre) .
Un chaton dans le sac d'une élève de l'école d'Eguzon-Chantôme (Indre) . © BFMTV

Retrouver des repères malgré le Covid-19

Face aux animaux, "les enfants réagissent tous différement", note de son côté Lydie Delaveau. "Certains en sont fous, d'autres sont curieux car il n'en ont pas chez eux et ne savent pas comment s'y prendre. D'autres, encore, se tiennent plus à distance", explique l'enseignante de la classe des CM2. Dans l'école, seul un enfant est allergique aux poils de chats: les deux chatons ont donc interdiction de se rendre dans cette classe, mais les autres élèves sont toutefois autorisés à aller rendre visite aux animaux de temps à autres pendant les récréations.

"Mais c'est surtout une source de motivation", renchérit Sophie Grenon. "On cherchait à mettre en place quelque chose qui leur donne envie de se lever le matin et de venir à l'école car depuis le Covid-19, nous avons remarqué que les plus petits souffraient parfois d'une forme de désorientation, d'une perte de repères voire d'un manque de continuité scolaire dus aux confinements et aux fermetures de classes successives."