Pour attirer des candidats, l'ENA se met à la "pub"

Un amphithéâtre de l'ENA. - PATRICK HERTZOG / AFP
"Vous auriez voulu être un artiste… du management public ?", "Une vocation d'exploratrice… de la diplomatie française ?", "Une carrière de pilote… de projets européens ?"... pour lutter contre la baisse des vocations, l'École nationale d'administration s'est lancée - une première - dans une campagne de "publicité" à vocation humoristique.
En 2017, le nombre de candidats pour intégrer la haute fonction publique était de 1.368, contre 1.550 en 2016 (pour une petite centaine de place, selon les années). Pour enrayer ce phénomène, combiné à un certain conformisme déploré cette année par le jury du concours, l'ENA a donc lancé ce qui n'est encore qu'une "mini" campagne publicitaire, d'abord visible sur le site de l'école strasbourgeoise.

En 2015, le jury du concours constatait déjà que le concours "maintenait son attractivité", "mais avec difficulté". Il ne paraît pas évident que cette campagne, relativement confidentielle, puisse rehausser la cote de l'école chez les étudiants.
Symbole par excellence d'une technocratie largement critiquée, l'ENA est dans le collimateur de nombreux responsables politiques, qui prônent sa suppression.













